Pauvres enfants

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En tant qu’être humain, nous avons des droits, et ce peu importe notre âge. Nous avons le droit de nous exprimer librement, d’être secourus si notre vie est en danger et nous avons le droit de nous marier. Dans le meilleur des mondes, notre mariage devrait avoir lieu après nos dix-huit ans. Hélas, nous ne bénéficions pas tous de la même chance et dans plusieurs pays, des enfants sont mariés. De force. Si vous n’aviez encore jamais entendu le terme «mariage forcé», lisez pour comprendre le supplice que représentent ces deux mots dans la vie de jeunes filles qui n’ont absolument rien demandé de tout cela.

 

En premier lieu, si on part du principe que l’âge minimal requis pour se marier est de dix-huit ans et que de marier un enfant, c’est-à-dire quelqu’un qui n’a pas encore atteint la majorité, contrevient aux droits des enfants, on observe qu’une multitude de pays tels que le Tchad, le Niger, la Guinée, le Bangladesh et d’autres encore ne respectent pas ce droit, puisqu’ils regorgent d’enfants qui sont mariés par obligation. En effet, au Bangladesh, 29% des petites filles se font marier avant même qu’elles n’atteignent l’âge de quinze ans. Souvent, ces hommes qui les prennent pour femme les traitent comme de vulgaires objets sexuels. De plus, ces femmes-enfants se font battre si elles osent désobéir à leur mari puisqu’elles sont considérées comme leur propriété. Les séquelles psychologiques que laissent de tels comportements dans la vie des enfants sont atroces et malheureusement plusieurs de ces filles ne s’en remettront jamais.

 

En deuxième lieu, ces mariages précoces ont des effets néfastes sur la vie des jeunes filles. Au niveau physique, il n’est pas rare qu’elles subissent des excisions puisque cette forme de mutilation est souvent une condition au mariage. De telles opérations sont très douloureuses et, dans la plupart des cas, effectuées sans anesthésie. En d’autres mots, ces fillettes subissent l’ablation du clitoris afin de démontrer la fidélité qu’elles sont tenues d’avoir envers leur mari. Par ailleurs, plusieurs de ces enfants ayant autour de dix ans ne sont pas prêtes à avoir de relations sexuelles et sont alors beaucoup plus à risque de souffrir de maladies sexuellement transmissibles. À ceci s’ajoute le fait qu’elles tombent parfois enceintes. Cependant, il arrive fréquemment que leur corps, qui est plutôt frêle, ne supporte pas une telle situation. Ainsi, la grossesse précoce et l’accouchement sont les deux plus importantes causes de décès au Bangladesh.

 

 

Enfin, au Bangladesh et dans une multitude de pays en développement, malgré toutes les mesures prises pour y mettre fin, les mariages précoces sont monnaie courante. Même si parfois des parents pensent marier leur enfant pour une «bonne» cause, par exemple pour récolter de l’argent pour le restant de leur famille, le mariage forcé reste une atteinte au droit des enfants d’être protégés contre l’exploitation, peu importe sa forme. Sans compter qu’on s’en prend également à leur  droit à l’éducation, car s’ils se marient, ils doivent quitter les études. De toute évidence, la vie n’est pas un conte de fée pour tout le monde. Pauvres enfants.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Catégories :Actualités, Culture, Société

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