Le thaumaturge de l’oratoire

thaumaturge

En 1937, décédait, à l’âge vénérable de 91 ans, le Frère André. Cet humble portier du collège Notre-Dame de Montréal avait accompli des miracles et avait réussit, malgré toutes les difficultés, à ériger un immense sanctuaire à la gloire de Saint-Joseph.

Le Frère André est né le 9 Août 1845 à St-Grégoire-le-Grand. De son vrai nom, Alfred Bessette, vit dans une famille pauvre et simple. Orphelin de parents à douze ans, le jeune garçon est adopté par une famille de St-Césaire. Il n’a aucune instruction ni santé et aucune spécialité. Cherchant du travail, il part aux États-Unis, mais revient deux ans plus tard. Le curé de St-Césaire l’encourage à s’engager dans la religion. Alfred entre au noviciat de la congrégation de Ste-Croix à 20 ans et prend le nom de Frère André, en hommage au curé de St-Césaire, André Provençal. La communauté lui confie les charges de portier, barbier des élèves, lampiste, concierge et lingier. Comme il le dit: « La société m’a mis à la porte, j’y suis resté pendant 40 ans. » Le frère André était apprécié des malades et des pauvres. Il écoutait leurs problèmes, avec son grand sens de l’écoute. Parfois même, il leur prodiguait quelques conseils, lorsqu’ils se présentaient à l’entrée du collège. Tout au cours de sa vie, on lui attribut plusieurs miracles ou guérissons miraculeuses. Par exemple, en 1878, le frère Aldéric s’ouvre la jambe jusqu’à l’os. Pendant deux semaines, il n’y prête pas attention. La gangrène vint infecter la plaie. Pendant un mois, il est cloué au lit et les remèdes médicaux empirent l’état du malade. Le frère, désespéré, était à la veille d’être amputé. Il réclama de l’huile de St-Joseph et le lendemain, le Frère André vint le refrictionner et le trouve totalement guéri. Ensuite, le frère André guéri miraculeusement un frère fièvreux, cloué au lit. C’est ainsi qu’il devint le « thaumaturge de l’oratoire » qui signifie le faiseur de miracles. Mais, le frère André nourrit un autre projet. Celui de construire un grand sanctuaire afin d’honorer la gloire de St-Joseph. En 1904, une première chapelle est construite sur le nouveau terrain que la communauté vient d’acquérir sur un flanc du Mont-Royal. La petite bâtisse devient trop petite pour le flux de malades qui viennent voir le « petit frère ». En effet, le Frère André mesure moins de cinq pieds. Entre 1908 et 1910, la chapelle subit deux agrandissements. Un kiosque est même construit pour accueillir les malades. En 1914, le frère André planifie la construction d’une grande basilique. En attendant ce projet, il fait édifier une crypte pouvant contenir un millier de pèlerins. Les travaux de la nouvelle basilique, qui sera construite au-dessus de la crypte, avancent rapidement. Mais, en 1931, ils sont interrompus; La crise économique empêche l’avancement du projet. La saison froide qui approche risque d’endommager la structure. Le frère dit alors: » Mettez une statue de St-Joseph dans l’édifice, s’il veut se couvrir, il y veillera! » Deux mois plus tard, les travaux reprirent!

À la mort du Frère André en 1937, l’oratoire est presque complet, mais il n’est pas couvert. Il le sera en 1938. Il faudra attendre 1953 pour que la coupole soit érigée et que la basilique prenne son aspect définitif.

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Catégories :Culture, UNE MINUTE, UN HÉROS

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