Sir Arthur Conan Doyle, maître conteur

 

454px-Arthur_Conan_Doyle_by_Walter_Benington,_1914

Sir Arthur Conan Doyle, né le 22 mai 1859 à Édimbourg en Écosse, était un homme assez connu à son époque. Aujourd’hui, si nous le connaissons de nom, nous associons le romancier à un personnage très populaire dans le genre policier : Sherlock Holmes.

Ce que vous ne savez peut-être pas, c’est que, comme la plupart des auteurs dans ce monde, la passion de l’écriture n’était qu’un passe-temps pour Conan Doyle. Au tout début, avant de commencer sa carrière d’écrivain, il avait prévu être médecin. Devenir médecin dans les années 1800 était souvent associé à renier la religion, car celle-ci souhaitait bannir les progrès scientifiques. Mais l’écrivain, à 17 ans, s’inscrivit à l’école de médecine et en ressortit quelques années plus tard (1881) pour travailler sur le terrain. Malgré qu’il ait aimé énormément son domaine, plusieurs mésaventures lors d’une traversée en bateau vers l’Afrique finirent par le convaincre d’aller pratiquer la médecine dans une clinique.

Son emploi en tant qu’ophtalmologiste à la clinique de Southsea (clinique n’ayant que peu de clients) lui laisse alors le loisir de pouvoir écrire autant qu’il le souhaite. Le seul problème que lui procurait cet emploi était qu’il ne pouvait toujours pas publier ses écrits. Ce n’est qu’après son mariage avec Louise Hawkins, la sœur d’un de ses patients de l’époque et aussi celle qui encouragea Doyle à développer son talent d’écrivain, qu’il demanda la publication d’une de ses œuvres, Une étude en rouge, qui contrairement à ses échecs précédents, fut publiée dans le Beeton’s Christmas Annual , mais qui, au malheur de l’écrivain, passa inaperçue comme tous les autres textes avant.

Cependant, son épouse continua à l’encourager dans sa lancée ce qui le poussa à continuer. Puis quelque temps après ses échecs continuels, lors d’un dîner, il fit la rencontre d’un membre du Lippincott’s Monthly Magazine qui lui commanda une de ses œuvres, Signe des quatre (publié en 1890). Signe des quatre était la deuxième aventure de Sherlock Holmes à ce moment-là et lorsqu’elle fut publiée et appréciée par l’agent du magazine, Conan Doyle commença sa montée vers le succès.

Son tout nouveau succès faisait contraste avec l’échec qu’il avait eu dans le passé.  Malgré qu’il continuait son emploi d’ophtalmologiste à temps partiel dans le nouveau cabinet dans lequel il avait aménagé à Londres, il était très impliqué dans son écriture même s’il pensa faire mourir Sherlock Holmes à plusieurs reprises dans ses aventures pour pouvoir arrêter l’écriture des romans le concernant et commencer de nouveaux projets.

Grâce à Louise Hawkins, les lecteurs des aventures de Sherlock Holmes purent profiter pendant longtemps de nouveaux romans, car celle-ci réussit à persuader l’écrivain de ne pas tuer immédiatement le détective. En dépit des nombreux efforts de son épouse à empêcher l’arrêt des écrits concernant Holmes, Conan Doyle se décida à le faire disparaître lors d’une de ses aventures ce qui coupa le souffle de plusieurs de ses lecteurs qui crièrent à l’injustice suite à cet événement  inattendu. L’écrivain profita de la pause que lui procurait la disparition de Sherlock Holmes pour faire des conférences en lien avec ses écrits ainsi que travailler sur les derniers chapitres du récit Le chien de Baskerville (l’aventure dans laquelle Holmes était précédemment disparu) qu’il publia par la suite et fut, sans surprise, un notable succès.

Il continua sur sa lancée et profita de sa popularité pour dénoncer les crimes commis contre diverses populations (par exemple, la colonisation du Congo par les Belges qui soulevait des conflits parmi le peuple congolais). Il continua ainsi jusqu’à la mort de sa femme, souffrant de tuberculose, après quoi il se remaria à une dénommée Jean Leckie qui lui donnera trois autres enfants (il en avait eu deux avec Mme Hawkins).

Suivant cela, arriva 1914 et donc la Première Guerre mondiale.  Arthur Conan Doyle était trop vieux et fragile pour y participer physiquement, mais il fit des écrits pour inciter la population à s’engager dans l’armée. À la fin de la guerre, il apprit la mort d’un de ses fils et aussi celle de son frère qui avaient été gravement blessés lors des derniers combats. Comble de tristesse, il s’engagea dans la pratique du spiritisme pour tenter de communiquer avec ces personnes qu’il chérissait tant jusqu’à ce qu’il meure à son tour plusieurs années après la guerre en juillet 1930.

 

Voici quelques exemples de grands titres écrits par Sir Arthur Conan Doyle qui pourraient peut-être vous intéresser si vous aimez la lecture du genre intrigue et mystère:

  1. Une étude en rouge
  2. Signe des quatre
  3. Les aventures de Sherlock Holmes
  4. En mémoire de Sherlock Holmes
  5. Le chien de Baskerville
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Catégories :Critiques, Culture, Divertissement

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